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3 questions à : Edouard Sauvage, Directeur Général de GRDF

20 septembre 2019


Cette année, nous vous retrouvons aux côtés de la FNTR pour son Congrès, que signifie pour vous ce partenariat ?

Le partenariat avec la FNTR constitue pour GRDF un partenariat stratégique et durable. Nos deux institutions ont des valeurs communes et des intérêts convergents à accompagner les transporteurs dans leur transition vers une mobilité propre. Dès 2015, nous nous sommes engagés ensemble dans le développement de la filière GNV et sa version renouvelable, le bioGNV.

Nous travaillons conjointement afin de soutenir les initiatives régionales visant à assurer le développement du gaz carburant. Notre partenariat a aussi pour objectif d’apporter nos expertises aux entreprises intéressées et de mobiliser les pouvoirs publics afin de permettre la mise en place de dispositifs incitatifs.

Quel est le message que vous souhaitez transmettre aujourd’hui aux transporteurs qui vous lisent ?

Je leur dis d’avoir confiance en l’avenir, qu’avec le gaz, des solutions propres, robustes et compétitives existent.
Le GNV répond parfaitement aux enjeux de santé publique et de qualité de l’air en réduisant fortement les émissions de particules fines et d’oxyde d’azote. Et ce constat n’est pas uniquement celui de GRDF. Plusieurs études, dont celles menées par l’ADEME ou le consortium des transporteurs routiers, ont confirmé les atouts environnementaux de ce carburant alternatif.
La mobilité gaz permet aussi de contribuer à la lutte contre le changement climatique avec une diminution de 80 % des émissions de dioxyde de carbone pour le bioGNV par rapport au diesel.
Le GNV et le bioGNV répondent aux attentes et aux contraintes opérationnelles des transporteurs : simplicité, fiabilité et compétitivité. Ils sont la solution alternative au diesel la plus fiable techniquement mais aussi la plus économique à ce jour.

Parlez-nous des actualités de GRDF ?

Nous sommes à une période extrêmement riche en actualités et marquée par l’essor du GNV et du gaz vert, principalement valorisé sous forme de carburant avec le bioGNV.
La part des immatriculations roulant au GNV est en effet en croissance continue : par exemple, la part de nouvelles immatriculations de camions tracteurs et porteurs a doublé en deux ans.
Et les techniques de production de gaz vert sont maîtrisées. Produit à partir de déchets organiques issus de cultures agricoles, d’effluents d’élevages ou encore de déchets ménagers, le gaz vert offre une énergie renouvelable et compétitive que nous injectons dans le réseau pour se chauffer, cuisiner et se déplacer. À ce jour, plus de 100 sites sont raccordés aux réseaux gaziers. Le développement de la filière biométhane doit être encouragé, au regard de sa capacité de décarbonation des usages – dont la mobilité – et de création de valeur pour les territoires.